Chassiron, une “bougie sur un gâteau“

Publié le 16 mai 2014

Outre son utilité pour la navigation, le phare de Chassiron et ses jardins sont le site incontournable du “bout du monde“ comme on nomme la pointe de l’île d’Oléron.

Sémaphore et phare

Photo ©SM 

La “bougie“, à l’origine une tour à deux feux datant de 1685 indique l’entrée du pertuis d’Antioche. Le phare de Chassiron est un des trois premiers phares construit en France avec les Baleines au nord et Cordouan au sud. Le phare actuel, construit en deux ans, a été mis en service en 1836. Les rayures horizontales permettent de le distinguer facilement de jour. La nuit, c’est une ampoule de 250 watts à 46 mètres qui fait un éclat blanc toutes les dix secondes, visible à 52 km. La visite se fait après une montée de 224 marches qui mènent sur un balcon à 39,5 mètres. Le “gâteau“, c’est la rotonde au pied du phare qui, avec deux logements sur deux niveaux, hébergeait deux gardiens et leurs familles jusqu’en 1998. Depuis il est télécontrôlé à partir de La Rochelle.

Phare

Photo ©SM 

Des projets pour obtenir la délégation

C’est Roger Bithonneau ancien maire de Saint-Denis qui, pour obtenir la Délégation de service public (DSP), lança le projet des grand jardins. Deux dessins ont été proposés, soit un gigantesque cadran solaire avec l’ombre du phare pour indiquer l’heure, ou une rose des vents. C’est cette dernière qui a été choisie. Depuis avril 2007, le jardin accueille différentes plantation présentes sur l’île, une vigne et ses trois cépages, un potager, accompagné par des aromates et des arbres fruitiers. Une autre partie présente un jardin contemporain de plantes originaires du monde entier, de petits bassins sont ornementés d’espèces aquatiques. Un parcours de découverte de l’histoire du phare jalonne les jardins avec des bornes informatives. Le jardin est d’accès aisé pour les quatre handicaps, (label tourisme et handicap), depuis sa création en 2007, il a reçu deux autres récompenses, la Victoire d’or du paysage et celle du Jardin remarquable.

La travée d’accès au phare longue de 150 mètre est balisée de plusieurs panneau donnant tout l’historique du phare depuis son origine à nos jours.

Un musée vivant

Un autre projet s’est ouvert à la même époque dans les anciens logements, un musée vivant avec une scénographie de parcours spectacle illustré par l’histoire d’un jeune naufragé échoué sur la pointe de Chassiron qui devra sa survie par l’apprentissage des différentes technique de pêche locales, mais aussi par celui de l’agriculture. Le parcours de 26 minutes permet de suivre son histoire au travers de films, de témoignages et l’exposition de maquettes et d’objets authentiques. Le musée est accessible à deux handicaps.

Dominique Abit adjoint du patrimoine, employé par la commune est chargé de la DSP. Son rêve serait d’accueillir à Chassiron un centre d’interprétation de la nature, de la biodiversité, de paléontologie et de géologie, des paysages et même un aquarium de faune locale. « Ici à Chassiron où tout est prévu pour accueillir du public ce serait l’endroit idéal, déclare t-il. Un rêve inaccessible ? En tout cas le site est déjà remarquable et a reçu plus de 160 000 visiteurs en 2013 sans compter le jardin dont l’accès est gratuit.

www.chassiron.net

Laisser un commentaire