Le moulin patrimoine oléronais

Publié le 26 septembre 2014

Le moulin est au cœur d’un grand projet de réhabilitation patrimoniale qui fera revivre un site d’exception.

 Acheté en juillet 2012 par la Communauté de communes de l’île d’Oléron et la commune de La Brée-les-Bains, le moulin va faire l’objet d’une restauration à l’identique, du moins dans sa version de 1882. L’édifice dont l’existence est attestée par sa présence sur une carte de 1686 est présent dans des textes de 1736. Ce moulin qui n’a pas vu le moindre grain de blé depuis les années 30 a un grand avantage à être remis en fonction, la présence d’un mécanisme complet à l’intérieur. Le projet estimé à 350 000 € sera de reconstruire à l’identique toutes les pièces de meunerie, meules engrenages, axes et régulateurs, assortis de systèmes de sécurité. Le moulin dont les ailes étaient faites de vergues et de toile à ses débuts a été modernisé en 1882 avec la système Berton, une voilure à quatre ailes faite de planches que le meunier actionnait de l’intérieur pour en modifier la surface selon la force du vent. Le toit pivotant couvert de tuiles de châtaigner est actionné par un “guivre“, grande vergue descendant au sol relié à un cabestan. Il y a un peu de marine à voile dans la meunerie. Le bâtiment lui-même construit en moellon et pierre de taille en calcaire enduit de chaux, est dit à “onglets“, rétrécissement à chaque étage pour asseoir la structure et alléger les hauts. « Certains disent “moulin anglais“, explique Émilie Drouyer responsable du pôle musées et patrimoine, le moulin ayant été construit alors que les anglais occupaient l’île, il se peut que les deux termes se soient confondus ».

Moulin

Le moulin de La Brée a été très visité lors des journées du patrimoine. © S.M.

Le projet de la CdC, outre de remettre le moulin en fonctionnement à l’horizon 2017, est de recréer une activité de meunerie sur Oléron et de se servir du site qui comporte plusieurs bâtiments pour en faire la promotion. « Tout n’est pas encore bien établi, déclare Virginie Bodin responsable du projet à la CdC, le site pourrait accueillir une partie musée, une salle pédagogique orientée vers les scolaires, une boutique, un lieu de dégustation de produits conçu à partir de la farine produite ». Le cabinet AVEC, Agence de valorisation des établissements culturel, aide au projet pour la programmation et la faisabilité. Le meunier qui sera en charge du fonctionnement du site, le fera visiter et présentera son travail au public tout en assurant une production de 350 quintaux de farine. Il est aussi possible que des boulangers soient intégrés au projet.

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