Archive pour juillet, 2015

Un aménagement efficace à la pointe du Prouard

14 juillet, 2015

Édité le 22 mai 2015

La digue artificielle du Prouard construite en 2008 a engendré un espace naturel de biodiversité qui est désormais protégé.

Cette digue de 350 mètres constituée de blocs calcaires empilés recouverts de 85 000 m3 de sable pris dans les pièges à sable de Saint-Denis permet, grâce à l’action du vent et de l’océan, l’accumulation du sable immédiatement au sud de l’ouvrage dans le but de prémunir le trait de côte des submersions. « Une conséquence assez inattendue de l’action de la digue a été la formation d’un cordon dunaire sous l’action du vent, indique Jean-Michel Massé maire de Saint-Denis, une petite lagune s’est formée que nous avons fait combler en étalant le sable du cordon, la nature a fait le reste ».

Un aménagement efficace à la pointe du Prouard dans Mes papiers archivés prouard

Dans ce triangle d’environ 5 hectares nichent une cinquantaine de couples de gravelots à collier interrompu. © S.M.

Dans ce triangle d’environ 5 hectares, un nouveau milieu naturel s’est créé entre la digue et la plage se colonisant de plantes pionnières qui fixent le sable et attirent des oiseaux dont une cinquantaine de couples du remarquable Gravelot à collier interrompu qui a choisi le site pour en faire son lieu de nidification majeure en Charente-Maritime, soit un tiers des effectifs. L’endroit est donc devenu fortement intéressant du point de vue écologique et d’un attrait touristique indéniable au vu de l’engraissement de la plage par le sable piégé. Le Gravelot, peu farouche s’il n’est pas dérangé, nichant au sol de fin mars à fin juillet,  voit le risque de piétinement des nids par le passage des plagistes accentué ce qui a mené les communes de La Brée et Saint-Denis à protéger le site en le faisant clore avec 200 mètres de ganivelles par les agents des espaces naturels de la CdC.

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200 mètres de ganivelles ont été posés par les agents des espaces naturels de la CdC. © S.M.

Dans le même temps, trois accès à la plage ont été supprimés et deux maintenus pour y simplifier l’accessibilité et protéger la biodiversité du site. Des panneaux d’information qui décrivent l’historique du lieu et l’intérêt de sa préservation sont installés sur une plateforme d’observation. Le tour du site est possible et donc n’incite pas à passer au travers.

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Lors de l’inauguration du site sur la plateforme d’information, Jean-Michel Massé maire de Saint-Denis, Dominique Ravelle conseillère départementale, Pascal Massicot président de la CdCÎØ et Michel Parent conseiller départemental. © S.M.

Ces travaux ont été réalisés pour un budget de 13 679 € dont 40 % pour le département, 20 % pour la Communauté de communes de l’île d’Oléron, 30 % pour La Brée et 10 % pour Saint-Denis. « Le Conseil Général et maintenant le Conseil départemental ont toujours pris une responsabilité pour la protection du littoral en partage avec la Communauté de communes, déclare Michel Parent conseiller départemental, c’est un devoir pour nous de nous mobiliser pour ces actions ».

Un nouveau bateau au Yacht club d’Oléron

12 juillet, 2015

Édité le 24 avril

Le club de voile de la pointe nord de l’île étend son offre nautique avec l’acquisition d’une unité habitable de compétition.

À 56 ans, le Yacht club d’Oléron situé entre le port de plaisance de Saint-Denis et la plage de la Boirie, initialement baptisé Yacht club océan a changé de nom il y a quelques années dans le but de s’ancrer sur le territoire et en devenir le club de voile de référence. L’acquisition de cette nouvelle unité, un Sun fast 3200, va permettre au club de proposer une continuité aux adhérents qui sortiront du dériveur ou autres supports. « Il nous manquait le bateau qui puisse accueillir adultes et adolescents, indique Patrick Treussart président du club, l’objectif étant de créer une école de sport avec pour but la participation à des régates ». Baptisé dimanche 19 au champagne bio, Zéphyr a pour marraine Alice Pereira, sept ans, benjamine du club qui navigue toute l’année. « Nous voyons une progression de nos adhérents, explique Patrick Tressart, avec un budget bien contenu, nous pouvons aussi envisager le renouvellement du parc de dériveurs et le développement de l’habitable dont le Sun fast 3200 est la première pierre ». Une école de sport créée dans le but de faire naviguer les adhérents sur les différents plans d’eau des pertuis ou même plus loin.

Zéphyr, le Sun fast 3200 baptisé par Patrick Treussart et sa petite marraine Alice Pereira. © S.M.

Zéphyr, le Sun fast 3200 baptisé par Patrick Treussart et sa petite marraine Alice Pereira. © S.M.

Dès cette saison, le voilier a inscrit à son programme des régates comme le tour de l’île de ré, de l’île d’Yeu et une régate à La Rochelle. Jean-Michel Massé maire de Saint-Denis invité au baptême a pour sa part « trouvé culoté d’inaugurer un bateau le jour du départ de l’Hermione, mais qu’en dehors de la boutade [je] souhaite que ce bateau fasse parler de la mer et de Saint-Denis en ne perdant pas trop les régates puisque le nom de la commune est inscrit en gros sur la coque ». Le voilier acheté 130 000 € en LOA, (location avec option d’achat), est entièrement financé par le club ce que le maire a souligné car « il est rare qu’une association ne fasse pas de demande de subvention ». Patrick Treussart est conscient avec cet achat de participer à la notoriété de Saint-Denis, qu’il est un complément au port et aux activités de la commune.

Deux filles pour une exploitation agricole

12 juillet, 2015

Édité le 17 avril 2015

Régulièrement les élus locaux visitent des entreprises qui s’inscrivent dans le paysage économique du pays.

La ferme de la Josière à Chaucre, une entreprise de tradition et de transmission familiale qui depuis 2013 a entamé une démarche de certification en agriculture biologique. Succédant à ses parents, Guy Nadreau a laissé l’exploitation à ses deux filles Christine et Cécile qui déclarent avoir eu la chance d’appartenir à une famille qui leur a présenté le travail positivement. « Petite, on ne m’empêchait pas de monter sur le tracteur, souligne Christine Nadreau, mon père m’a laissé participer aux travaux de la ferme ». Environ 70 ha de céréales, blé, luzerne, orge et des légumineuses, lentilles, pois chiche ou cassés, 8 ha de maraichage avec des légumes de toutes sortes dont la certification AB interviendra en 2017, et 23 ha de vignes qui sont en convention agriculture biologique depuis 2013. La période de carence étant de trois ans, le vin sera certifié AB en 2016.

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Cécile et Christine Nadreau avec Pascal Massicot président de la CdC île d’Oléron. © S.M.

« Nous passons au bio parce que depuis une dizaine d’années nous nous rendons compte de la nocivité des pesticides autant pour les utilisateurs que pour le consommateur, explique Cécile Nadreau, nous sentons aussi une demande de la clientèle. Sur notre territoire où il y a beaucoup de passage, le label AB donne une visibilité que du temps d’explication ne permet pas ». L’agriculture biologique est soumise à des contrôles à l’année ou même surprise qui permettent le maintient d’une qualité que l’agriculture raisonnée ne permet pas, quoiqu’allant dans le bon sens. « Dans les années 60 nous avons vu arriver la chimie avec bonheur, explique Guy Nadreau, fini de désherber à la main, un travail dur. Quand mes filles m’ont annoncé leur intention j’ai eu un doute mais je leur ai fait confiance ». De fait la mécanisation de l’arrachage des herbes aide au travail de la vigne. La ferme adhère à une Coopérative d’utilisation de matériel agricole (CUMA) qui permet d’avoir des engins à disposition sans besoin de les acheter. En 2000, les deux sœurs construisent un laboratoire de transformation de légumes pour résorber les éventuels excédents. Confitures, caviar d’aubergine, gaspacho, elles ne transforment que ce qu’elles produisent et vendent les produits frais d’avril à octobre, pour moitié en vente directe et l’autre à des revendeurs type épicerie fine ou Gamm vert. Le chiffre d’affaire de la ferme est de 450 000 € et emploie huit équivalents temps pleins.