Conférence autour d’un livre à la médiathèque de saint-Denis d’Oléron

Publié le 17 juillet 2015

Vivre l’insularité comme moyen d’évasion et d’apprentissage au cœur du livre de Line Sourbier-Pinter.

 Une rencontre littéraire dans le patio de la médiathèque autour du livre “D’une rive à l’autre“ de Line Sourbier-Pinter animée par Marie-José Aubrière libraire retraitée. Née à Saint-Trojan l’auteure écrit une façon d’autobiographie romancée sa jeunesse sur l’île d’Oléron avant le pont. Autobiographie parce que c’est de son expérience dont il est question, romancée parce que c’est la transmission d’une parole qui n’est pas forcément la sienne, simplement pour éviter qu’elle disparaisse. En sept chapitres Line Sourbier-Pinter a fait le choix d’anecdotes et d’événements qui lui ont été un apprentissage. Ils auraient pu être plus développés mais l’auteure n’a pas souhaité s’étendre sur sa vie privée. Issue d’une famille de marins dont certains de la Royale elle recevait des cartes postales qui lui faisaient quitter les rives du pertuis de Maumusson.

Line Sourbier-Pinter

Line Sourbier-Pinter (à droite) présente son livre lors d’une rencontre animée par Marie-José Aubrière libraire retraitée de La pêche aux livres. © S.M.

Une Algérie imaginée par les récits de son père de cœur, une réalité magnifiée où le lecteur s’invente les personnages ou les éléments présentés, comme les fleurs. « Des paysages surtout, écrit Line Sourbier-Pinter, quand on est devant le pertuis et que l’on regarde en face l’imagination se met en marche : que se passe-t-il au delà de la barre ? (de l’océan) ». Puis des questionnements sur la paix, la guerre, la violence qu’elle relie à la guerre d’Indochine et aux “événements“ d’Algérie. Mais il y a malgré tout des épisodes rayonnants à travers les gens qu’elle aime, beaucoup d’Oléronais s’y reconnaîtront car l’écriture évite la première personne du singulier. On sent dans ce court livre, l’auteure les pieds dans le sable qui regarde le pertuis et sent son insularité lui poser la question, « Mais qui sont les autres, ceux de l’autre rive ? ». La rencontre en présence d’une quinzaine de personnes s’est achevée par une séance de dédicaces.

D’une rive à l’autre aux Éditions oléronaises, 119 pages, 12 €.

Laisser un commentaire